L’histoire familiale à La Réunion et dans les autres îles est une chose précieuse.

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut pas savoir où il va. » – Otto Von Bismarck

À La Réunion, cela a toujours été l’un de mes passe-temps favoris ! Au-delà de la simple expérience touristique, c’est une expérience immersive dont je vais vous parler.

Bien sûr, il existe encore des conteurs qui racontent l’histoire de La Réunion d’antan.

Cependant, aujourd’hui, avec la génération 2.0, certains se questionnent sur l’avenir de ce métier.

Parlons-en…

"Alon Rakont zistoir" : Mon activité préférée.

L'enfance de nos parents

L’histoire familiale est inscrite dans nos gènes. J’ai toujours trouvé intéressant d’écouter les plus âgés nous raconter les histoires de leur enfance.

Que ce soient des faits réels ou des légendes, tous les prétextes étaient bons pour se regrouper autour d’une « matante », comme on dit chez moi.

Lorsque j’étais enfant, à tous les repas de famille, il y avait forcément un moment où les matantes commençaient à raconter des histoires.

Nos parents nous racontaient alors comment ils vivaient « dan tan lontan »(dans les temps anciens).  Ils nous racontaient tout ce qu’ils avaient à faire avant d’aller à l’école, que ce soit nourrir les animaux de la basse-cour ou aller puiser de l’eau pour la journée.

Dans les temps anciens sur les îles (et nous avions la chance à la Réunion d’être un département français), la vie était plus dure.

Je l’ignore, mais je suis convaincue qu’il en était de même dans les autres îles, notamment au moment de leur indépendance.

À La Réunion, nous avions un retard considérable sur le niveau de vie, par rapport à la France métropolitaine.

Nombre de mes oncles et tantes se sont d’ailleurs expatriés dans l’espoir d’avoir un meilleur avenir.

Ma mère me racontait que durant son enfance, elle a vécu de terribles choses, entre le racisme et la maltraitance des professeurs. 

Ceux la même qui chouchoutaient les élèves dont les parents étaient plus aisés. 

Ils nous parlaient des tâches obligatoires à faire avant l’école, qui engendraient des retards non tolérés par ces mêmes professeurs => Punition

Quoi qu’il en soit, l’enfance de la génération précédente n’était pas marquée par la télévision ou les jeux vidéo

travel planner réunion TRAVEL PLANNER RÉUNION Travel Planner Réunion travel planner reunion TRAVEL PLANNER REUNION Travel Planner Reunion travel planner la réunion TRAVEL PLANNER LA RÉUNION Travel Planner La Réunion travel planner la reunion TRAVEL PLANNER LA REUNION Travel Planner La Reunion Travelplanner la réunion TRAVELPLANNER LA RÉUNION Travelplanner La Réunion Travelplanner la reunion TRAVELPLANNER LA REUNION Travelplanner La Reunion
travel planner réunion TRAVEL PLANNER RÉUNION Travel Planner Réunion travel planner reunion TRAVEL PLANNER REUNION Travel Planner Reunion travel planner la réunion TRAVEL PLANNER LA RÉUNION Travel Planner La Réunion travel planner la reunion TRAVEL PLANNER LA REUNION Travel Planner La Reunion Travelplanner la réunion TRAVELPLANNER LA RÉUNION Travelplanner La Réunion Travelplanner la reunion TRAVELPLANNER LA REUNION Travelplanner La Reunion

L'amour lontan

Ce qui est le plus intéressant dans ces récits d’antan, ce sont les histoires d’amour vache.

L’oncle untel et la tante unetelle qui se tiraient la bourre tous les quatre matins sont mes histoires favorites.

Dans les récits de ma mère et de ma tante, ma grand-mère est une femme pleine de ressources !

Femme de caractère, elle n’a jamais été en faveur du patriarcat. Elle ne s’est jamais laissé dominer par un homme, je peux imaginer que cela était une réaction aux séquelles de l’esclavage de ses propres parents.

Il y avait toujours des ragots croustillants, et le plus drôle, c’est que c’est dans ce genre d’histoires qu’on apprend à connaître nos aïeuls.

Connaissant mon propre caractère, si le récit de ma grand-mère était plat et fade, cela m’aurait grandement étonné.

Au contraire, il est jalonné d’histoires vaches et de coups tordus en tout genre.

Même si la vie était dure, elle n’en était pas moins animée.

LEs histoires créoles

Raconter des histoires: tout un art

Ce que je décris précédemment se résume à mon histoire familiale, mais il faut savoir que le conte oral est un art de la parole.

Les conteurs ont créé une association des conteurs créoles, l’association « Kozé conté » qui compte une trentaine de membres et déploie ses forces sur le tout le territoire.

L’objectif : promouvoir le conte sous toutes ses formes les plus diverses (spectacles, documentation, recherche, formation, édition)

 

Il faut savoir raconter une histoire, captiver son auditoire et l’emmener avec nous. C’est une réelle discipline.  

Ce n’est pas donné à tout le monde, et avec les années, c’est une discipline qui se perd.

Ils nous racontent encore à travers des balades ou des randonnées guidées comment les esclaves marrons se sont réfugiés dans les cirques.

Ils nous parlent de comment ils ont su survivre pour faire naître les communautés que nous connaissons aujourd’hui.

De plus, les guides nous parlent du patrimoine, des vestiges du passé, des cases créoles et des accessoires d’antan.

Histoire familiale

Contes et légendes: La Réunion lontan

Je me souviens des conteurs de mon enfance nous racontant, à moi et aux autres enfants, l’une des histoires de « Gran Mer Kalle » pour nous expliquer l’importance d’être obéissant.

Et croyez moi ils nous captivaient et réussissaient à nous faire croire que nous allions nous faire enlever par la sorcière !

Certains racontaient également que c’était une porteuse de mauvaise nouvelle et que son cri lugubre annonçait une mort prochaine. 

Sa légende se décline de nombreuses façons, à l’instar de celle de Sitarane ou du bonhomme Jako dans la culture tamoule.

Mais de nos jours, les enfants ne sont plus attentifs et ne s’intéressent plus.

Les centres d’animation de la jeunesse tentent de maintenir vivant ce goût pour l’écoute.

Histoires familiales

LEs conteurs et les guides

La randonnée guidée

Il n’est pas rare de tomber sur un groupe de randonneurs en train d’observer tel arbre ou tel oiseau dans les sentiers.

Les guides de montagne sont en général des passionnés de leur île, qui connaissent les recoins.

Experts de la faune et de la flore locale, ils sauront vous guider dans les sentiers pour des randonnées guidées, rythmées par l’histoire des esclaves marrons qui s’enfuyaient. Ils ne sont pas vraiment conteur mais ca reste une manière de raconter une histoire. 

Certains, pour se démarquer de la concurrence, proposent également des randonnées musicales, durant lesquelles ils interpréteront les incontournables du répertoire créole. 

Histoires familiales

Les balades à thème

Enfin, les balades à thèmes sont une autre forme d’histoire que l’on raconte.

Que l’on parle de géologie en racontant l’histoire de la formation des îles, ou que l’on évoque la biodiversité en relatant l’évolution des espèces animales et végétales dans nos îles, qui étaient à la base inhabitées. Chaque balade à thème raconte une histoire. 

A Salazie la « Case tonton » est un brillant exemple de découverte à thème. Ici celui qu’on appelle tonton Lafable raconte son histoire familiale, celle ce son enfance. Il vous transporte dans un passé lointain où il vivait avec ses frères et sœurs dans une case typique en tôle. 

Sur ce terrain, mes préférées sont les balades gourmandes, où l’on s’arrête en plusieurs lieux pour déguster des spécialités locales. Mmmm.

Histoires familiales

Pour organiser votre prochain voyage immersif et découvrir les récits d’antan, contactez votre Travel planner.

Retour en haut